Performance de rue anti CETA


Le samedi 28 janvier à 14h30, une trentaine de sympathisants du CAAC se sont regroupés sur la place Clémenceau à Pau.

Nous avons participé à une « performance de rue » : vêtus en noir avec un bâillon blanc marqué CETA, nous avons chanté en cœur des chansons parodiques. Des passants nous ont rejoints pour reprendre des airs bien connus. Autour de nous, affiches et banderoles rappelaient artistiquement les méfaits de ce traité : “Le CETA bâillonne la démocratie”, pour dénoncer le fait qu’il se négocie dans la plus grande opacité à l’écart des citoyens, “CETA : forages en nord Béarn” pour alerter autour des permis d’exploration d’hydrocarbures et de leur exploitation future et probable si le CETA passe.

Ce moment festif a été l’occasion d’informer sur les dangers de cet accord commercial entre le Canada et l’Union Européenne :
au niveau de la santé et de l’environnement, en réduisant les normes en vue de favoriser le commerce et en ne reconnaissant pas le principe de précaution, entre autres,
au niveau de l’économie rurale et de notre alimentation, en permettant l’accélération de l’industrialisation de l’agriculture et en accroissant le pouvoir des multinationales sur notre alimentation, les semences, l’introduction future de nouveaux OGM, etc…
au niveau de l’emploi, tout en nous promettant faussement qu’il en sera créateur, les expériences de ce genre de traités ailleurs dans le monde nous prouvent qu’il est dans la réalité destructeur d’emplois (fusions, délocalisations…),
au niveau des services publics, en les mettant en concurrence avec des opérateurs privés, le CETA menace une offre publique au service de tous les citoyens,
– de plus, ce traité est considéré comme « vivant », puisque les lobbies industriels et financiers seraient directement impliqués dans l’écriture des futures lois et règlementations (contrairement aux citoyens) grâce au forum de coopération règlementaire.
– enfin, le CETA menace directement la démocratie : d’une part sur le côté opaque de la discussion du texte en amont, sans aucune concertation citoyenne ; d’autre part sur le système d’arbitrage qui permettra aux multinationales d’attaquer les Etats dans des tribunaux « hors justice nationale » si ceux-ci adoptaient des règlementations susceptibles de porter atteinte à leurs bénéfices estimés.
Pour ces raisons et bien d’autres encore, les citoyens disent non au CETA !

#StopCETA
#MakeLoveNotCeta